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Chapitre 4

La réussite : 1935

L’invention du système barbotin-chenille
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Les quatre hommes sont dans le garage qui est empli de morceaux de véhicule et des pièces auto.

Valcourt, 1935. Après la mort de son fils, Joseph-Armand Bombardier s’est remis à faire des plans. Ça va faire dix ans qu’il travaille à son autoneige.

On revient avec une auto?

Joseph-Armand est songeur mais sûr de lui. Il a une feuille entre les mains et parle à Léopold

J’ai repensé à mon affaire. Le moteur doit aller derrière…

On aperçoit la feuille qui se trouvait dans les mains de Joseph-Armand : c'est un nouveau prototype d'autoneige, avec des roues entourées de chenilles à l'arrière.

Ça permet de répartir le poids. Au lieu de piquer du nez dans la neige, on va voler par-dessus!

Joseph-Armand est enjoué de montrer les croquis de sa nouvelle idée. Les autres hommes se tiennent autour de lui pour venir observer les croquis.

J’ai aussi une petite surprise…

Schéma dudit système. Les deux grosses roues arrière sont liées par une barre. Un engrenage à l'avant fait traction pour faire avancer les chenilles, elles-mêmes fixées aux roues.

Voici le système de traction barbotin-chenille!

J’ai déposé une demande de brevet…

Les hommes discutent et commentent les croquis.

Les sprokets entraînent les chenilles…

Ça règle les problèmes de traction et de suspension.

Puis les chenilles entraînent l’auto…

Joseph-Armand montre un prototype en bois du sprocket qu'il compte ajouter au système de traction.

Un sprocket en bois, ça risque pas de briser?

On va le fabriquer nous-mêmes en métal!

Joseph-Armand s'apprête à monter dans l'engin rouge. Les autres hommes sont rassemblés autour de l'engin.

C’est le temps de l’essayer.

L'autoneige avance sur la neige tout en s'éloignant du garage et des 3 autres hommes qui observent la scène.
Joseph-Armand arrive jusqu’aux personnes que l’on voyait au loin. Ce sont en fait Yvonne et Germain, le plus grand fils de Joseph-Armand. Il leur parle par la fenêtre.

Et y a de la place en masse!

Quand est-ce que tu nous amènes en ville?

L'autoneige repart et avance dans la neige.
Zoom à l'intérieur de l'autoneige où se trouvent Joseph-Armand, sa femme et son fils.

Papa, papa, le docteur et monsieur le curé font des signes.

L'autoneige continue sa route à travers le paysage et se dirige vers deux nouvelles personnes, le village est en arrière-plan.
L'autoneige s'arrête de nouveau devant 2 personnes. Ce sont le curé et le docteur.

Ça se conduit comme une auto!

Joseph-Armand descend alors du véhicule pour parler avec eux.

Avec ça, je pourrais transporter mes patients.

Pis moi, je pourrais aller voir les gens isolés.

Une foule intéressée se regroupe autour de l'autoneige.

Ça va intéresser beaucoup monde votre invention, monsieur Bombardier.

Nouvelle ellipse, à côté du garage, une usine de production est construite.

À l’hiver 1936-1937, sept autoneiges sortent du garage Bombardier. La demande est forte. Joseph-Armand construira sa première usine dès 1940.

Joseph-Armand et Léopold font des plans ensemble devant une feuille de papier.

Regarde ça! on va pouvoir transporter jusqu'à 7 personnes! Avec la charpente en bois recouverte de contreplaqué, ça sera encore plus léger.

L'illustration montre le dessin de la nouvelle invention.

Quand je te disais que la nécessité est mère de l’invention…

Joseph-Armand, regarde droit devant (face à nous), il est dans le garage en train de poser devant 2 de ses modèles d'autoneige qui sont de différentes tailles.

Bientôt, des centaines de B7 (7 passagers) et de B12 (12 passagers) vont partir de Valcourt pour traverser l’hiver aux quatre coins du Canada.